La Yegros

Café Noir : La Yegros, vous jouez actuellement votre musique mais vous auriez commencé par le théâtre et le chant lyrique.

La Yegros : Oui, j’ai commencé dans un conservatoire de musique, à apprendre le chant lyrique. Puis, un jour, j’ai passé un casting pour un spectacle intitulé « De la Guarda » qui mélangeait de la musique, de la danse et du théâtre. J’ai été reçue à l’audition en tant que chanteuse, et cela m’a fait changer de direction par rapport au chemin tout tracé par le conservatoire.

C.N.: Une formation classique pour une musique électronique qui enflamme aujourd’hui les pistes de danse.

L.Y.: Oui, j’aime l’idée de mélanger la musique électronique avec la musique folklorique d’Amérique Latine, d’Argentine… J’aime être capable de mélanger les rythmes du chamamé, de la cumbia avec la musique électronique.

C.N.: La volonté première restant celle de faire danser les gens.

L.Y.: J’aime dégager de l’énergie et de la joie, c’est pourquoi notre tournée s’appelle l' »Allegriatour ». Il est très important pour moi de manifester de la joie et d’établir une grande connexion entre le public et nous, musiciens. Faire danser est effectivement le premier objectif de notre projet.

C.N.: Il ne vous prend jamais l’envie de chanter de simples chansons tristes sur une guitare acoustique ?

L.Y.: Dans les paroles, nos chansons contiennent un peu de tristesse, de mélancolie, mais toujours sur des rythmes joyeux. Nous avons une chanson qui s’appelle Tracy, elle parle justement d’une fille qui pleure sur un morceau de bois, mais le rythme reste très dansant. Même si nous avons toujours un rythme entraînant, il y a toute une variété d’émotions.

C.N.: Vous avez également deux grandes sources d’inspiration, les villes et la ruralité.

L.Y.: Il y a ce dualisme dans notre musique entre des sons très urbains comme le hip-hop et des sons folkloriques des villages comme le tango qui est un style d’Argentine avec lequel j’ai grandi. Il était important pour notre album Viene de Mi de mélanger ces deux univers.

C.N.: Il y aussi beaucoup d’instruments pour seulement trois musiciens dans votre groupe. Le multi-instrumentisme est-il important ?

L.Y.: Il a premièrement une forte présence de l’électronique qui occupe la part principale de nos productions discographiques et de nos concerts. Mais les trois musiciens jouent effectivement différents instruments. L’accordéoniste joue de la flûte et du mélodica, le percussionniste chante et joue de très nombreux instruments de percussions et le guitariste le rejoint également pour frapper le rythme. Nous sommes tous les quatre très dynamiques et faisons tout ce qu’il faut pour donner pleine vie à nos concerts.

Propos recueillis par Emmanuel Lagain pour Radio Primitive le 11 juillet 2014 au Château de Fougères

Dessin La Yegros

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